Afrique Australe : le Mozambique accélère sur l’industrialisation verte

Le gouvernement mozambicain et ses partenaires multilatéraux renforcent leur alliance. Leur objectif commun vise à transformer l’économie régionale par l’écologie. L’information est contenue dans un communiqué qui nous est parvenu.

Par Bacary Dabo

Un atelier stratégique s’est tenu ce 15 octobre 2026 à Maputo. La rencontre s’inscrit dans le cadre du Compte de développement des Nations Unies. Elle regroupe la Commission économique pour l’Afrique (CEA), ONU Commerce et Développement et la Confédération des associations économiques du Mozambique (CTA).

Les acteurs veulent concilier rigueur environnementale et essor industriel. L’enjeu clé reste la création d’emplois décents et durables.

Une priorité stratégique nationale

Pour Maputo, le cap est clair. L’industrialisation verte demeure un impératif non négociable.

« Notre ambition est d’accroître la capacité de production nationale », a déclaré S.E. Custódia Paunde, Secrétaire d’État à l’Industrie. Le Mozambique entend valoriser ses ressources en énergies renouvelables. Le pays cherche à moderniser rapidement son outil de production.

Le gouvernement insiste sur l’inclusion sociale. Les femmes, les jeunes et les PME doivent bénéficier directement de cette transformation.

L’action climatique comme moteur d’investissement

La CEA milite pour une convergence des politiques publiques à l’échelle régionale. Mme Olayinka Bandele, responsable à la CEA Afrique australe, qualifie la transition écologique d’opportunité économique majeure.

Selon elle, l’Afrique australe doit attirer des capitaux neufs. La valeur ajoutée locale doit être renforcée au sein des chaînes de valeur mondiales.

Accès au financement : le plaidoyer du secteur privé

Du côté des patronats, le secteur privé demande des mesures concrètes. Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) souhaitent jouer un rôle central.

M. João Carlos Frade, représentant de la CTA, pointe du doigt le défi financier. Il plaide pour des mécanismes de financement mixte et une assistance technique renforcée. L’objectif est de rendre les projets écologiques bancables.

Les conclusions de la rencontre de Maputo orienteront les futures politiques industrielles et climatiques de la sous-région.