Dakar : TrusAfrica plaide l’union sacrée contre la fuite des capitaux en Afrique

La 14e Conférence pan-africaine sur les flux financiers illicites s’est ouverte à Dakar ce mercredi 30 septembre 2026. TrustAfrica et ses partenaires appellent à une véritable souveraineté économique du continent.

Par Bacary Dabo

L’Afrique veut reprendre le contrôle de ses ressources. Les flux financiers illicites vident le continent de ses richesses. La dette insoutenable asphyxie les budgets nationaux. Les règles du commerce international restent défavorables. Face à ce constat, l’urgence n’est plus seulement technique. Elle est profondément politique.

Réunis à Dakar, experts, membres de la société civile et dirigeants gouvernementaux participent à la 14e Conférence pan-africaine sur les flux financiers illicites et la fiscalité. L’événement est co-organisé par TrustAfrica, le Forum Civil, CAJUST et Tax Justice Network Africa.

Un impératif de souveraineté

Briggs Bomba, directeur des programmes chez TrustAfrica, a posé les bases des échanges. Pour lui, la fiscalité ne doit pas rester un simple débat d’experts. C’est un levier de transformation sociale et d’indépendance.

L’Afrique doit financer elle-même son développement. Cela impose de dépasser le modèle extractif traditionnel. Les nations africaines doivent créer de la valeur sur place. Elles doivent réduire les inégalités et protéger leur environnement.

Pour TrustAfrica, les priorités sont claires. Il faut une mbilisation interne en optimisant la collecte des ressources locales.

Concernant le capital continental, il est appelé à mieux orienter la philanthropie, les pensions et les fonds de la diaspora.

Sur la souveraineté industrielle, l’heure est de financer la transformation structurelle des économies.

Des avancées concrètes sur la scène internationale

La lutte commence à porter ses fruits. Les pays africains ont pesé dans les négociations à l’ONU. L’objectif est d’établir une Convention-cadre sur la coopération fiscale internationale. 

L’architecture financière mondiale doit devenir plus équitable.

Autre signal fort : le lancement de l’Agence africaine de notation financière. Cet outil doit permettre au continent de ne plus subir des évaluations biaisées.

Le message de Dakar est clair. L’Afrique ne manque pas de ressources. Elle doit cesser de les laisser fuir.