Les courbes des taux de la zone UMOA au 16 octobre 2026 traduisent de fortes disparités régionales. Le marché obligataire régional fait face à des pressions accrues sur la dette à court terme dans certains États. À l’inverse, lit-on dans les courbes de taux du 16 octobre 2026 de l’agence UMOA-Titres, d’autres pays maintiennent une structure de taux plus stable.
La courbe des taux nigérienne affiche un niveau très élevé sur les maturités courtes. Le taux après lissage atteint 10,19 % sur 3 mois et 10,47 % sur 6 mois. Les taux se détendent ensuite sur la maturité 5 ans à 7,56 %.
Le Burkina Faso connaît une situation similaire sur le marché monétaire. Le rendement à 3 mois s’élève à 10,46 %. Le rendement à 1 an baisse à 4,46 %, puis remonte à 7,45 % sur 5 ans. Il s’établit à 6,46 % pour la maturité 10 ans.
La Côte d’Ivoire conserve le monopole des maturités très longues
La Côte d’Ivoire est le seul État de la zone à émettre sur une maturité de 20 ans. Son taux court terme reste maîtrisé à 4,52 % à 1 mois. Le taux 5 ans ressort à 7,25 %, puis redescend progressivement à 6,94 % sur 20 ans.
Le Sénégal déploie également une courbe longue jusqu’à 15 ans. Le taux 1 mois démarre à 6,09 %. La maturité 5 ans culmine à 8,12 %, avant une baisse vers 5,83 % à 15 ans.
Bénin, Togo, Mali et Guinée-Bissau : des profils intermédiaires
Le Bénin enregistre le taux à court terme le plus bas du marché régional, fixé à 2,82 % à 3 mois. Sa courbe monte à 6,57 % à 5 ans et termine à 7,43 % à 10 ans.
Au Togo, le taux 3 mois s’établit à 5,97 %. Le sommet de la courbe se situe à 7,05 % à 5 ans, avant une détente à 5,39 % à 15 ans.
Pour le Mali, le taux 1 mois démarre à 6,36 %. Les rendements s’équilibrent autour de 7,78 % à 5 ans et 7,37 %à 10 ans.
Quant à la Guinée-Bissau, la courbe s’arrête à la maturité 7 ans. Le rendement passe de 5,43 % à 3 mois à 8,04 % à 5 ans.
Il faut rappeler que le coût des emprunts à très court terme reste fortement orienté à la hausse pour plusieurs États du Sahel. Les émetteurs phares du marché sous-régional parviennent néanmoins à préserver des conditions de financement plus stables sur le long terme.











