Une opération majeure secoue le négoce pétrolier africain. Moussa Diao s’empare du contrôle d’Oryx Energies. Le groupe est valorisé à près de 587 milliards de F CFA. Le dirigeant sénégalais s’impose au sommet du secteur.
Par Bacary Dabo
Changement de main historique chez Oryx Energies. Le géant de la distribution de produits pétroliers passe sous contrôle africain. L’information est donnée par la presse économique africaine.
Moussa Diao franchit un cap décisif. Le directeur général sénégalais s’associe à Hervé Bouvet. Ce dernier dirige l’activité négoce du groupe. Ensemble, ils rachètent la participation majoritaire. Le vendeur est la holding AOG, propriété du Suisse Jean-Claude Gandur.
L’opération est d’envergure. Sa valeur avoisine un milliard de dollars. Soit près de 587 milliards de F CFA. Un montage financier ambitieux. Une victoire industrielle majeure pour le duo de dirigeants.
La montée en puissance d’un cadre maison
Moussa Diao connaît parfaitement la maison. Il travaille chez Oryx Energies depuis plus de vingt ans. Il en tient les reines opérationnelles depuis 2019.
La bataille d’offres a été rude. Les dirigeants ont écarté un concurrent de poids. Le financier burkinabè Simon Tiemtoré était sur les rangs. Le président de Lilium Capital a finalement échoué à boucler le rachat.
Moussa Diao et Hervé Bouvet prennent le pouvoir. Ils renforcent leur mainmise sur la stratégie. Ils maîtrisent désormais les décisions opérationnelles.
Un réseau logistique continental
Oryx Energies est un poids lourd africain. Son réseau couvre la distribution d’essence, de diesel et de GPL.
Concernant les stations-service, la compagnie dispose de plus de 410 points de vente sur le continent. Elle a une capacité globale de stockage de 947 000 m³. Elle est forte d’un positionnement avec un maillage logistique dense et stratégique.
Ce réseau garantit la sécurité des approvisionnements. Il répond à une demande continentale en forte hausse.
Quel impact pour le Sénégal ?
L’opération résonne particulièrement à Dakar. Oryx Energies y détient un actif clé : le terminal de Bargny. L’infrastructure est stratégique pour le stockage et la distribution du pays.
L’enjeu reste la sécurité énergétique du Sénégal. La prise de contrôle intervient dans un contexte tendu. Reste à préciser les retombées exactes. Ce qui amène à répondre aux questions suivantes: duel sera le volume des futurs investissements locaux ? Quel impact sur l’emploi au Sénégal et dans la région ?
Cette acquisition symbolise une tendance de fond. Les cadres africains prennent la tête des géants continentaux. Reste à traduire cette victoire financière en nouvelles orientations industrielles.











