Résultats du 3è trimestre 2026 : le bénéfice net d’Afreximbank bondit de 24 % à 813,5 millions de dollars

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) affiche une solidité financière remarquable à l’issue des neuf premiers mois de l’année 2026. Porté par la croissance de ses activités de crédit, le groupe financier panafricain enregistre une nette progression de ses bénéfices et de son bilan.

Une dynamique bénéficiaire portée par le crédit. C’est en substance la progression d’Afreximbank qui poursuit sa trajectoire de croissance. À la date du 30 septembre 2026, le résultat net du Groupe atteint 813,5 millions de dollars US. Ce chiffre marque une hausse de 24 % par rapport aux 654,3 millions de dollars réalisés sur la même période en 2025.

Cette performance s’explique par l’expansion du portefeuille de prêts. Le produit brut de la banque s’établit ainsi à 2,7 milliards de dollars US, en hausse de 11 %. Les revenus nets d’intérêts progressent quant à eux de 15 %, pour atteindre 1,5 milliard de dollars US.

L’institution financière a su maintenir une gestion rigoureuse. Le ratio coûts/revenus s’améliore pour s’établir à 20 %. Il demeure très en deçà du plafond stratégique de 30 % fixé par l’institution.

Un bilan étendu à plus de 54 milliards de dollars

L’assise financière de la banque multilatérale s’est renforcée au cours de la période. Le total des actifs et des engagements conditionnels a augmenté de 12 %. Il s’élève désormais à 54,1 milliards de dollars US.

Les encours nets de prêts et avances atteignent 36,2 milliards de dollars US. Ils enregistrent une progression de 8 % par rapport à la fin de l’exercice 2025. Dans le même temps, les fonds propres du groupe atteignent 9,0 milliards de dollars US.

La qualité des actifs reste maîtrisée. Le taux de créances non performantes s’établit à 2,48 %. De son côté, le ratio d’adéquation des fonds propres atteint 22 %.

Un rôle clé dans le soutien à l’Afrique et aux Caraïbes

Face aux incertitudes mondiales, Afreximbank réaffirme son rôle anticyclique. En juillet 2026, l’institution a levé 1,5 milliard de dollars US sur les marchés obligataires internationaux.

Par ailleurs, la banque poursuit ses interventions ciblées. Son programme face à la crise du Golfe est doté de 10 milliards de dollars US. Il vise à sécuriser les approvisionnements stratégiques des pays membres. Les produits concernés incluent les engrais, l’énergie et les denrées alimentaires.

Le premier vice-président exécutif, Denys Denya, a salué ces performances. Selon lui, ces résultats confirment la pertinence stratégique de la banque. L’institution entend poursuivre le financement de l’industrialisation et de la transformation économique sur le continent.