L’agence S&P Global Ratings a révisé la perspective du Togo de « stable » à « positive ». Elle confirme la note souveraine ‘B+/B’. Cette décision s’explique par de solides perspectives de croissance économique. Le pays renforce ainsi son statut de hub logistique régional.
Par Bacary Dabo
L’économie togolaise fait preuve d’une grande résilience. L’agence de notation S&P Global Ratings vient de relever la perspective de la note à long terme du Togo. Celle-ci passe de « stable » à « positive ». Les notes de crédit souverain à long et court terme restent fixées à ‘B+/B’.
Cette amélioration reflète des prévisions économiques favorables. Malgré un contexte mondial complexe, l’activité économique reste soutenue à Lomé.
Une croissance soutenue par le secteur privé
S&P anticipe une croissance moyenne supérieure à 6,0 % sur la période 2027-2029. Le ralentissement prévu en 2026 sera temporaire. Il s’explique par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Le modèle économique togolais évolue. L’État s’appuyait fortement sur les investissements publics. Le secteur privé prend désormais le relais. Les grands travaux d’infrastructure portent leurs fruits.
Il s’agit de l’extension du Port Autonome de Lomé qui avance à grand pas. L’aéroport international de Lomé renforce ses capacités. La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) attire de nombreux investisseurs étrangers.
Dans cette dynamique, une seconde zone industrielle verra bientôt le jour au nord de Lomé. De plus, le gouvernement prépare une révision statistique de son PIB pour 2027.
Rigueur budgétaire et maîtrise de la dette
Le gouvernement togolais poursuit la consolidation de ses finances publiques. Le déficit budgétaire s’orientera vers la barre des 3,0 % du PIB dès 2027. En 2022, ce chiffre avait atteint un sommet de 7,8 %.
La stratégie de mobilisation des recettes fiscales donne de bons résultats. L’État modernise ses outils, notamment grâce à la facturation électronique obligatoire. La dette publique nette devrait passer sous le seuil des 50 % du PIB d’ici la fin de l’année 2029.
Impact limité des chocs extérieurs
Le Togo dépend encore des importations de produits alimentaires et d’hydrocarbures. La hausse récente des prix du carburant pèse sur la consommation. Le déficit courant va donc légèrement s’interroger en 2026 avant de se résorber.
L’appartenance à l’UEMOA constitue un bouclier solide. La mutualisation des réserves de change à la BCEAO protège le pays. Les banques togolaises restent bien capitalisées. S&P estime que les risques de contagion financière dans la zone UEMOA restent sous contrôle.











